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Wilson Trouvé

Madoura - Exposition du 8 juillet au 29 septembre

Publié le mardi 18 juillet 2017.

C’est en 2006, à la Biennale Internationale de céramique de Vallauris, que nous avions pu découvrir Wilson Trouvé. L’artiste, qui travaillait alors à Marseille, s’est installé depuis en Belgique à Bruxelles. Il enseigne à l’Ecole Supérieure des Arts (ESA) Saint-Luc de Liège. Nature Morte, présentée pour l’occasion, énonçait déjà la manière dont Wilson Trouvé opère. Sur un entablement blanc, une accumulation d’objets utilitaires et décoratifs en céramique composait une image volontairement perturbée par l’aspersion de colorants aux tons noir café. C’est dans ce nouvel espace, celui de notre perception malmenée par ce geste de l’artiste, qu’il nous invitait à vivre l’expérience de l’art face à ce Skyline saturé et figé, obstruant l’horizon des possibles. L’accident, la coulure involontaire, systématisé par l’artiste nous interpellait visuellement et évoquait une autre réalité, d’autres possibilités. Il donnait à voir la rare beauté de ces moments qui nous échappent, sur lesquels nous n’avons aucune prise.

Cette radicalité nous la retrouvons ici avec Milky Way où le cadre à lattes d’un sommier, clin d’œil à la rigidité étouffante des principes d’une perception normée, a été augmenté de coulées de colle à chaud à l’apparence indisciplinée. Le principe est maîtrisé mais le résultat, tout de même aléatoire, nous permet d’échapper à l’emprise de règles trop strictes, aux certitudes. Il est systématisé à un rythme qui est celui de la liberté de mouvement de ce matériau dégoulinant à force de thermo-fusibilité. Le résultat se fige en refroidissant en une proposition efficace.

Chez Wilson Trouvé, la radicalité n’est pas ascèse sèche mais générosité subversive. Elle développe notre capacité à formuler d’autres possibilités de représentation par l’entremise de l’excès, de la contradiction. Nous retrouvons ces principes sur trois dessins de formes construites à l’allure trop rigide perturbée par des coulures, contrepoints baroques à leur stabilité sévère et agressive. Elles sont comme englouties par l’instabilité de ces formes indéfinies.

Dans ses œuvres, les coulures, brûlures, fragmentations, brisures et déchirures, chaque trait, ligne ou courbe, coupe, espace, plein ou vide, participent à développer chez le regardant que nous sommes de nouvelles possibilités d’appréhension du réel et de pensée par l’entremise d’une déstabilisation permanente. La transgression de l’ordre permet une évasion vers un espace de liberté qui est celui de l’ineffable.

Avec Trembling Surface, quatre panneaux de medium laqué blanc ont a été méthodiquement embellis par la radicalité et la violence d’un geste par nature destructeur. La contradiction de cette situation fait écho aux principes à l’œuvre dans ses partitions brûlées, déchirées ou découpées et reconstituées de manière segmentée, décalée. Wilson Trouvé nous propose de sortir des cadres établis, à vivre notre propre expérience du monde en brouillant les pistes, en nous invitant à nous perdre dans l’incertitude de nos ressentis comme dans Ego où d’infimes éléments de miroir nous renvoient à notre part d’inconnu, cette nuit étoilée pleine de mystère.

A Madoura, Wilson trouvé, sensible à la perte de repères dans ce dédale de salles, d’escaliers et de passages, a réalisé une œuvre DPLG -sorte de plan imaginaire- en imprimant à l’encre une grande feuille de papier avec des surfaces encrées de caisses servant au stockage et au transport d’œuvres trouvées sur place. Devant ce plan, nous errons plutôt que de nous situer précisément, nous vagabondons dans une architecture imaginaire dont la poésie est aussi celle que nous percevons en circulant dans ce lieu.

L’exposition est accompagnée d’une composition musicale In Vivo de l’artiste.

Yves Peltier

MADOURA c’est également

Un lieu unique et exceptionnel où Pablo Picasso est venu travailler dès 1946. Il y a réalisé jusqu’en 1971, près de 3500 céramiques que l’on peut aujourd’hui admirer dans les musées du monde entier. La Poterie MADOURA, magnifiquement préservée, a accueilli également dans les années 50 et 60 bon nombre d’artistes dont Marc Chagall, Victor Brauner, Tsuguharu Foujita ou encore Henri Matisse. Ils y ont été reçus par Suzanne et Georges Ramié. Leurs œuvres céramiques comme celles de leurs hôtes ont marqué à jamais l’histoire de l’art, celle de la céramique et bien sûr l’histoire de la ville de Vallauris, et vous sont présentées dans le cadre de l’exposition permanente.

MADOURA, lieu d’Art, d’Histoire et de Création
Rue Suzanne et Georges Ramié - Vallauris
Du lundi au vendredi, de 10h à 13h et de 14h à 17h
Entrée libre
Renseignements : 04 93 64 41 74





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