Dans la lignée des créations des années cinquante, Vallauris s’est imposée comme un foyer dynamique en matière de céramique artistique. L’idée d’un Concours de Céramique d’Art National de haut niveau, qui prendrait le relai de l’exposition de Poteries - Fleurs -Parfums émerge donc tout naturellement, porté par les artistes et soutenu par les autorités de l’époque.
L’idée est concrétisée en 1966, année de création du Concours National de la Céramique d’Art à Vallauris, prélude à ce qui allait devenir deux ans plus tard, la première Biennale Internationale de Céramique d’Art.
Les Biennales ont été un véritable vivier où toutes les cultures céramiques du monde se sont exprimées, à l’invitation de la ville de Vallauris. Beaucoup de jeunes talents de l’époque, ayant participé aux Biennales, sont devenus aujourd’hui de grands noms de la céramique internationale : comme Yves Mohy, Bernard Dejonghe, Roger Capron, Jean Derval, Gilbert Portanier, Roger Collet, Alexandre Kostanda, Jean-Paul Van Lith, Olivier Roy. Parmi les céramistes étrangers, outre Osamu Suzuki, citons Edouard Chapallaz, Tony Franks, Carlos Carlé, Janet Mansfield, Setsuko Nagasawa.
Une mention toute particulière doit être réservée à la participation du Japon, qui fort d’une tradition millénaire, s’est brillamment distingué au sein des Biennales et tout particulièrement lors des troisième et quatrième Biennales, de 1972 et 1974. Cette année là, c’est l’ensemble des artistes japonais qui se voyaient récompensés par l’attribution du Grand Prix d’Honneur.
Une autre idée importante était énoncée, parallèlement à la mise en place du Concours National, qui paraissait évidente aux participants de l’époque : créer un musée à Vallauris. Ce sera chose faite quatre ans plus tard avec la création du musée de la Céramique, et c’est ce qui explique les liens étroits qui dès l’origine unissent Biennale et musée.
Dès la création de la manifestation, le principe est acquis que les pièces primées entreraient dans les collections de la ville, puis du futur musée.
Ainsi, grâce aux Biennales, le musée s’est enrichi de pièces significatives des recherches contemporaines en matière de céramique : travail sur les grès (Elisabeth Joulia, Edouard Chapallaz), sur les émaux (Daniel de Montmollin, Jean-François. Fouillhoux), sur la calligraphie (Robert Deblander, Jean-Paul Van Lith). Les collections permanentes du musée proposent donc un regard sur une évolution d’une quarantaine d’années de céramique.








