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JEAN-SIMON RACLOT

Madoura - Exposition du 15 avril au 30 juin 2017

A rebours d’une vision mécaniciste de la nature, Jean-Simon Raclot nous présente ici la nature comme force qui échappe à la maîtrise. La volonté de posséder le monde cède la place au désir de retrouver des espaces vierges de toute présence humaine.
L’homme est allé partout. Osera-t-il pénétrer dans l’univers du peintre, qui nous offre ici le spectacle d’une nature luxuriante et sauvage, attirante tout autant qu’inquiétante ? Comme si nous regardions par le trou d’une serrure, la peinture nous donne ici l’illusion de surprendre les choses telles qu’elles sont lorsque nous ne sommes pas là pour les voir.
La maîtrise est ici celle du peintre lui-même, dont la virtuosité n’est pas une volonté d’emprise sur le monde, mais un geste créateur. La peinture crée des univers, et retrouve par là l’intérieur dans l’extérieur.
Claire Francesconi


Publié le vendredi 14 avril 2017.

JEAN-SIMON RACLOT

Au XXème siècle et plus exactement à partir de la fin des années 60, la peinture a laissé la place à des processus, des dispositifs tels que l’installation ou la vidéo, privilégiant des expériences et un jugement esthétique “débarrassés” du passé et fonctionnant comme des œuvres à part entière au détriment de l’œuvre “objet”, jusque-là épicentre de ces mêmes expériences et jugement et ce, d’autant plus facilement que nombre d’artistes ne se réfèrent plus alors à un genre utilisant des pratiques et des matériaux propres à ce dernier. Depuis, trop d’esprits chagrins ont annoncé la mort de la peinture dans une glose aussi oiseuse que soporifique. Les mêmes, ou leurs semblables, évoquent aujourd’hui un retour en grâce et se piquent d’étudier ce phénomène miraculeux. Pourtant, pendant tout ce temps, dans leurs ateliers, des hommes et des femmes ont continué à se confronter à cet art, ignorant les proses inutiles, œuvrant sans relâche à leur labeur.

Jean-Simon Raclot est de ceux-là.

Il nous propose de vivre une expérience singulière et, d’emblée, nous invite à dépasser les apparences pour accéder à la vérité même de la peinture. Nous ne nous situons pas par rapport au réel mais par rapport à la vraisemblance de l’œuvre et à sa finalité. Car c’est bien là son véritable sujet, la peinture.

Ses œuvres sont comme saturées d’une nature teintée d’accents fantastiques, d’une végétation luxuriante, d’une nature augmentée en somme. Elles le sont à tel point que nous nous retrouvons devant un silence assourdissant. Nous attendons l’événement, le fabuleux. Cette attente nous étourdit. Face à cette représentation du non-événement, il nous faut chercher à tout prix, retrouver notre chemin dans cette croissance exubérante de signes dessinant une formulation poétique dont l’importance dépasse jusqu’à l’image qu’ils composent.

Lors de cette savante opération esthétique, il nous amène à adopter une position critique. L’expérience est poussée à son point extrême. Le moment devient réflexif et nous conduit à vivre notre propre expérience de la conscience. Dans cette position fragile, nous tentons de nous échapper en quelque sorte, de nous réfugier avec Jean-Simon Raclot dans cette vérité qu’est, pour lui, le moment du “faire”. Le fabuleux est là, dans les gestes du peintre, dans la préparation des pigments, des vernis mais aussi dans les recherches, expérimentations et pratiques quotidiennes de l’artiste. Avec une étonnante générosité, il nous amène à nous retrouver avec lui à ce moment de doute terrible de l’artiste peintre face à son chevalet et à nous poser cette question fondamentale :

Pourquoi la peinture ?

C’est dans cette question vertigineuse parce que sans réponse que réside l’intérêt de ce médium.

Nous voilà devenus acteurs, nous aventurant dans ce monde perdu, sans repères dans ce décor qui est celui, pour reprendre l’expression si juste de Jean-Luc Blanc, d’un théâtre vide où il nous faut vivre notre propre rôle avec la force et la conviction qui sont aussi celles du peintre d’aujourd’hui et tenter d’accéder à ce que l’artiste dévoile et révèle : une vérité intérieure indicible que nous devons chercher dans le fouillis de nos états d’âme, dans l’enchevêtrement de nos doutes, atteindre donc ce qu’il nous est impossible de décrire, en raison de sa nature même, de sa force, de sa beauté.

Yves Peltier

MADOURA c’est également

Un lieu unique et exceptionnel où Pablo Picasso est venu travailler dès 1946. Il y a réalisé jusqu’en 1971, près de 3500 céramiques que l’on peut aujourd’hui admirer dans les musées du monde entier. La Poterie MADOURA, magnifiquement préservée, a accueilli également dans les années 50 et 60 bon nombre d’artistes dont Marc Chagall, Victor Brauner, Tsuguharu Foujita ou encore Henri Matisse. Ils y ont été reçus par Suzanne et Georges Ramié. Leurs œuvres céramiques comme celles de leurs hôtes ont marqué à jamais l’histoire de l’art, celle de la céramique et bien sûr l’histoire de la ville de Vallauris, et vous sont présentées dans le cadre de l’exposition permanente.

MADOURA, lieu d’Art, d’Histoire et de Création
Rue Suzanne et Georges Ramié - Vallauris
Du lundi au vendredi, de 10h à 13h et de 14h à 17h - Entrée libre
Renseignements : 04 93 64 41 74


Illustrations




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